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Recherche sur l’ASC au Canada

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Neuvième conférence internationale annuelle relative à la recherche sur l’apprentissage par l’engagement dans le service communautaire

L’Association internationale pour la recherche sur l’apprentissage par l’engagement dans le service communautaire (IARSLCE)  tiendra sa 9e conférence de recherche annuelle du 9 au 12 octobre à Ottawa, à l’hôtel Westin. Parrainée conjointement par l’Université d’Ottawa et l’Alliance canadienne pour l’apprentissage par le service communautaire, la conférence analysera le sujet: La recherche pour quoi faire? S’interroger, cela compte!

Veuillez consulter le site Web de la conférence pour en savoir davantage (en anglais):

http://www.researchslce.org/Files/2009Conference/Conference_Main.html

Le collectife Learning City: deux articles sur la pédagogie et la philosophie de l’ASC
Par Robert VanWynsberghe, Ph.D., de l’Université de Colombie-Britannique

Selon Learning City, l’enseignement supérieur doit jouer un rôle clé dans la recherche critique et extensive de nouvelles solutions à la non-durabilité locale et mondiale. Le Learning City a conçu des cours, des outils de recherche et des cadres théoriques et a aussi effectué des études sur l’éducation pour un avenir durable.

L’article « Research in the Service of Co-Learning: Sustainability and Community Engagement » a été publié dans le Canadian Journal of Education. Cette recherche a été effectuée avec une classe de première année en sociologie à l’Université de Colombie-Britannique pour explorer un modèle tout particulier d’apprentissage par le service communautaire de même que des stratégies utiles de conception de cours. Pour lire l’article, cliquez ici.

M. VanWynsberghe a également rédigé avec Mme Moore l’article « Envisioning the Classroom as a Social Movement Organization ». Les auteurs examinent l’impact de la Learning City Classroom  quand il s’agit d’accroître la sensibilisation, de favoriser la solidarité, de bâtir une identité collective, de même que, en dernier ressort, la façon dont la Learning City Classroom peut fonctionner comme un mouvement social. La recherche étudie les moyens par lesquels les universités peuvent contribuer à des mouvements sociaux tout en donnant pouvoir aux étudiants et aux groupes communautaires. Pour lire un résumé de l’article, cliquez ici.

Pour plus d’information sur le collectif Learning City, visitez www.learningcity.gnwc.ca ou communiquez avec M. VanWynsberghe :

Rob VanWynsberghe, PhD
PI- Olympic Games Impact Study
Human Kinetics and Educational Studies
Rm. 156g Aud. Annex A
1924 West Mall
Université de Colombie-Britannique
Vancouver, BC V6T 1Z2
rvanwyns@interchange.ubc.ca
Tél.: 604-822-3580
Téléc.: 604-822-5884

Le symposium renforce l’apprentissage par le service communautaire

Chercheurs, praticiens, étudiants et partenaires communautaires de partout au Canada et des États-Unis se sont réunis, les 27 et 28 mars derniers, pour le Kitty Lundy Community-Service Learning Research Symposium, organisé par le programme Experiential Education (EE) de la Faculty of Liberal and Professional Studies Atkinson de l’Université York. Le symposium visait à trouver des possibilités de renforcer la recherche sur l’apprentissage par le service communautaire (ASC) dans le contexte canadien.

L’ASC est une démarche pédagogique qui intègre des expériences de service communautaire à des activités d’apprentissage planifiées. Les membres des établissements d’enseignement et ceux des organismes communautaires travaillent de concert à l’obtention de résultats mutuellement avantageux. L’ASC rassemble et engage de multiples parties prenantes, soit des étudiants, des membres du corps professoral et des organismes. Au Canada, c’est un phénomène en plein essor – 33 collèges et universités offrent des programmes, dont 30 sont intégrés au programme d’études. À York, l’ASC est une composante du succès remarquable du programme EE d’Atkinson (voir YFile, 24 avril 2007), qui a jumelé 2000 étudiants et plus de 250 organismes au cours de la dernière année et continue de prendre de l’expansion.

« L’ASC mise sur notre détermination croissante à engager les étudiants durant les cours puis dans la communauté, affirme Martha Rogers, doyenne associée à Atkinson. En réunissant un groupe, choisi avec soin, de praticiens et de chercheurs travaillant dans le domaine, nous espérons faire des progrès considérables en matière de recherche sur l’ASC, tout en attirant l’attention sur les possibilités de collaboration entre les universités et les communautés ».

Le symposium a commencé le 27 mars par une soirée-conférence, suivie le lendemain par le Forum des praticiens ASC. Des experts en recherche et engagement ASC au Canada ont présenté des exposés. La doyenne de Atkinson, Rhonda Lenton, a ouvert la soirée en abordant le plus vaste contexte de l’engagement université-communauté et le potentiel qui existe pour des partenariats en éducation et en recherche.

 « Le projet de centre satellite Black Creek de l’Université York, qui sera lancé cet automne (voir YFile, 13 oct. 2006), est un point d’ancrage pour un programme d’apprentissage expérientiel de plus en plus solide qui profite à nos étudiants et à nos communautés, de dire Lenton. Les étudiants bénéficient de possibilités d’apprentissage sur le terrain, qui enrichissent l’expérience en classe et inculquent le sens de la responsabilité citoyenne, tout en travaillant avec nos partenaires à définir les besoins sociétaux et en partageant le savoir-faire et les compétences qui renforcent la capacité sociétale. »

Sherill Gelmon, présidente-fondatrice de l’International Association for Research on Service-Learning and Community Engagement, a parlé de la pertinence de l’ASC en matière de renforcement des communautés, de soutien à la recherche et à l’innovation et de contribution au développement des étudiants. Colleen Loomis, directrice adjointe – recherche au Wildrid Laurier Centre for Community Service Learning et conférencière principale, a discuté de la recherche sur l’ASC au Canada et insisté sur la nécessité de la pousser plus avant.

« Ce que nous tentons d’accomplir est de développer une société en santé, ce qui signifie mobiliser des gens de tous âges, de dire Loomis. Nous essayons d’avoir un impact sur les enjeux sociaux, un impact sur l’éducation et la manière dont elle est fournie dans un environnement universitaire et un impact sur la vie des gens; nous tentons de faire la différence pour ceux qui bénéficient des services des organismes communautaires. »

Durant le Forum des praticiens, animé par Gelmon et Loomis, les participants se sont posé une question cruciale: « Comment savoir si notre travail dans les communautés fait la différence? » Plusieurs réponses positives ont été formulées. Compte tenu du nombre et de la diversité des parties prenantes de l’ASC, le groupe a souligné l’importance d’aborder la recherche sur l’ASC dans une perspective multidisciplinaire et sous différents angles. Il a aussi insisté sur la nécessité de multiplier les partenariats et de partager le savoir.

« Le symposium a été l’occasion par excellence de rassembler des experts dans le domaine pour étudier les lacunes dans la recherche et pour les entendre parler de leurs difficultés et de leurs expériences réussies selon Geoff Webb, premier directeur du programme EE d’Atkinson. Nous avons cerné un certain nombre de sujets de recherche à développer. Nous sommes nombreux à vouloir nous associer à l’avenir pour concevoir des approches qui contribueront à la recherche sur l’ASC et la feront progresser dans un contexte national et international. »

Le symposium sur la recherche a été possible grâce au Kitty Lundy Memorial Fund et à la générosité de la famille Lundy.

Pour plus d’information sur le symposium, veuillez communiquer avec Natasha Hargovan, coordonnatrice, éducation expérientielle, au poste 20954 ou par courriel à hargovan@yorku.ca.

Recherche dans le cadre du programme d’apprentissage par le service communautaire: le projet  Ogden-Simpson Veggie Garden
par Michelle Nowak

S’il existait un symbole pour représenter les étudiants en service social de l’Université Lakehead dans leur expérience ASC de jardinage communautaire, ce pourrait très bien être un triangle: trois côtés parfaitement équilibrés et joints, représentant le milieu universitaire, les chercheurs étudiants et la communauté qu’ils ont étudiée.

Les étudiants du cours de méthodologie de la recherche, donné en quatrième année, ont effectué des évaluations qualitatives du projet Ogden-Simpson Veggie Garden à sa deuxième année d’existence. Celui-ci avait été lancé par Margaret Stadey, chargée du renforcement des capacités communautaires, par l’intermédiaire de l’Université à la fois grâce à une subvention de Action for Neighbourhood Change et à un partenariat avec le Food Security Research Network (FSRN).

En utilisant de jeunes plants et du matériel de jardinage donnés au départ par le FSRN, des résidants ont offert gracieusement de leur temps ou leur cour, ou les deux, pour semer, cultiver et récolter toutes sortes de légumes, dans plus de 30 jardins dont les produits ont été partagés collectivement sur simple demande individuelle. Dans l’esprit du projet, certains jardins ont été aménagés dans des cours arrière pour que les passants puissent se servir.

Pendant que les jardiniers cultivaient le sol, les étudiants aussi ont innové en ce qui a trait à l’endroit où ils ont mené leur recherche et à leur façon de procéder.

Au début du cours, bon nombre d’étudiants ont eu la surprise de constater que la bibliothèque ne serait pas leur première destination. Connie H. Nelson, Ph.D., chargée du cours et codirectrice du FSRN, leur a plutôt présenté leur nouvelle « salle de classe », le quartier Ogden-Simpson. Dans la vieille partie de Thunder Bay, le east side, des maisons d’après-guerre sont serrées les unes contre les autres dans des rues tranquilles en bordure de voies ferrées, de centres commerciaux linéaires, de filiales de la Légion et d’un mélange de petits commerces et de bâtiments condamnés.

« La deuxième semaine du cours, je les ai amenés voir le projet. C’était un jour froid, misérable, et j’ai pensé ″Cette expérience révélera leur force d’âme″, de dire Nelson. Évidemment, ils n’étaient pas habillés pour la circonstance et nous sommes restés à l’extérieur pendant près de 3 heures à faire le tour de 28 mini jardins. Je voyais bien que certains étaient un peu abasourdis… »

Ensuite, nous nous sommes rendus au Regional Food Distribution Centre tout près, où des bénévoles leur ont offert du thé chaud pour les réchauffer pendant qu’ils se rassemblaient en cercle pour partager leurs premières impressions.

« Ce fut la première prise de conscience des étudiants, affirme Nelson. Ils ont indiqué qu’ils commençaient à se rendre compte de l’existence d’une base de connaissances communautaire et que déjà ils apprenaient et acquéraient un savoir sur le sentiment d’appartenance à la communauté. »

Les étudiants ont utilisé trois techniques de recherche pour étudier comment le jardinage accroissait la fierté d’appartenir à la communauté et renforçait le sentiment de santé, de sécurité et de bien-être collectifs. Ils ont observé les participants, animé des groupes de discussion et facilité la « photovisualisation », pratique où les résidants reçoivent un appareil-photo et sont invités à prendre des clichés qui illustrent leur point de vue sur les effets des jardins.

Ils ont aussi eu recours à des moyens moins classiques pour recueillir de l’information: des questionnaires, entre autres, dont certains portaient des dessins complexes de jardins et de personnes. D’autres participants ont été invités à rendre compte des résultats oralement, par exemple au moyen d’une chanson.

À la fin de janvier, les étudiants ont invité les résidants, les commerçants et les fournisseurs de services du quartier à prendre part à une dernière série de groupes de discussion, baptisés « café et conversation », pour effectuer une évaluation du projet de l’année précédente.

Selon Nelson, l’effet de la recherche sur les jardiniers et les résidants participants a été un résultat tout aussi important. « Le fait que les étudiants aient examiné les activités et les résultats et les aient ensuite partagés avec la communauté, dit-elle, a permis à celle-ci de reconnaître ses succès et lui a donné l’élan pour continuer. »

Pour en savoir plus, communiquez avec :
Connie H. Nelson, Ph.D.
Codirectrice, Food Security Research Network
Professeure, School of Social Work, Faculty of Graduate Studies,
Master of Public Health and Forest Sciences - Ph.D.
fsrn@lakeheadu.ca
www.foodsecurityresearch.ca

Food Security Network Logo

Étude des pratiques de réflexion sur l’ASC
par Scot D. Evans, Ph.D., professeur adjoint et Shannnon Cushing, étudiante à la maîtrise en Community Psychology, Université Wilfrid Laurier

Pour aider les étudiants à mieux faire le lien entre les activités d’ASC et le contenu de leur cours, Scot D. Evans, Ph.D., professeur adjoint de Community Psychology à l’Université Wilfrid Laurier, et Shannnon Cushing, étudiante à la maîtrise en Community Psychology effectuent présentement une étude des pratiques de réflexion sur l’apprentissage par le service communautaire (ASC). Ils ont rassemblé les pratiques de réflexion et les méthodes d’évaluation efficaces signalées par des praticiens ASC de partout en Amérique du Nord; ils appliquent diverses stratégies de réflexion et d’évaluation dans un cours de premier cycle; et ils développent un cadre d’évaluation qui sera utile à tous les professeurs ASC désirant implanter dans leurs cours des pratiques de réflexion et d’évaluation structurées.

En septembre 2007, une demande de participation à un sondage en ligne a été adressée aux praticiens ASC au moyen de deux listes de diffusion nord-américaines sur l’apprentissage par le service communautaire: la liste de l’Alliance canadienne pour l’apprentissage par le service communautaire et celle du National Service-Learning Clearinghouse’s Service-Learning in Higher Education. Le sondage visait à explorer les stratégies de réflexion et d’évaluation utilisées présentement par ceux qui intègrent l’ASC à leur pédagogie.

Le Pr Evans et Shannon Cushing ont été renversés par l’ampleur de la réaction au sondage de partout en Amérique du Nord, ayant reçu des réponses de 36 praticiens et coordonnateurs en l’espace d’environ une semaine. Les répondants ont reconnu l’importance d’une structure dans les activités de réflexion, affirmant que des activités de réflexion non structurées et/ou l’absence d’activités de réflexion n’ont pas fait progresser l’apprentissage de leurs étudiants aussi fortement que des activités de réflexion structurées. Ils ont signalé un grand nombre de stratégies de réflexion créatives, entre autres, des exposés fait par des étudiants, des groupes de discussion, des journaux, des essais et des travaux, ainsi qu’une réflexion sur Internet. Ils ont aussi mentionné les avantages suivants découlant d’activités de réflexion structurées : apprentissage plus poussé, compréhension plus approfondie du matériel didactique, nouvel apprentissage et meilleure aptitude à la réflexion critique.

Le Pr Evans impose maintenant des activités de réflexion et des pratiques d’évaluation structurées dans un de ses propres cours, qui a attiré 150 inscriptions. Environ 50 % de ses étudiants ont accepté que leur participation à ce cours soit suivie de près par une équipe de recherche externe. Le professeur a recours à des travaux de réflexion structurée, à des journaux électroniques et à des groupes de discussion et développe actuellement pour l’évaluation un système de notation pouvant s’appliquer aux trois activités de réflexion. Son équipe de recherche externe surveille ces activités et, avec lui, évaluera l’efficacité des activités de réflexion et de l’outil d’évaluation qu’il a choisi au début de 2008, une fois le cours terminé.

Pour plus de renseignements, communiquez avec Shannon Cushing à shannoncushing@hotmail.com. Le rapport sommaire des résultats du sondage peut être consulté en ligne à http://www.wlu.ca/documents/26502/Summaryreport_CSLreflectionSurvey.pdf

L’élaboration du plan de communication stratégique de l’ACASC  

par Cathy Beaumont
Mainstay Consulting

Les partenariats avec les organismes communautaires sont au cœur de l’apprentissage par le service communautaire. Toutefois, dans quelle mesure connaissons-nous les partenaires éventuels? Comment pouvons-nous les approcher pour obtenir leur collaboration?

Ces questions et d’autres semblables ont décidé l’ACASC à élaborer son tout premier plan de communication stratégique. Ce plan définira des objectifs de communication, des publics cibles, des messages, des stratégies et des tactiques qui renforceront la capacité de l’ACASC de soutenir et de faciliter l’apprentissage par le service communautaire au Canada.

L’ACASC a fait appel à des experts en communication externes pour l’aider à développer ce plan de communication.

La première phase du projet, la recherche, est encore en cours mais il en ressort déjà beaucoup d’information. Nos consultants se sont entretenus avec 21 personnes proches de l’ACASC: membres de conseils d’administration, représentants du programme McConnell, bailleurs de fonds et organismes communautaires partenaires. Leurs questions ont porté sur les impressions suscitées par l’apprentissage par le service communautaire, les avantages de s’impliquer dans l’ASC et les obstacles, l’image et le positionnement de l’ACASC et les messages clés à livrer par l’ACASC aux publics cibles.

Voici les points saillants des entretiens avec des commentaires textuels des personnes interrogées.

Dans l’ensemble, les sondés se sont dits de fervents partisans de l’ASC et admirateurs de l’ACASC. La plupart ont affirmé que l’ASC reflète activement les valeurs qu’ils associent à l’éducation.

Les personnes interrogées ont déclaré s’être engagées dans l’ASC ou le demeurer parce qu’elles voient les avantages pour les étudiants et la communauté.

« (l’ASC) inculque aux étudiants le respect de la communauté – le savoir ne provient pas uniquement des livres ou des professeurs. »

« … ils ne perdront jamais les compétences ainsi acquises. »

« (nous) offrons aux étudiants une expérience précieuse. »

« (J’ai) poursuivi mon engagement à cause du lien entre l’université et la communauté. »

Concernant leurs impressions sur l’ASC, les personnes interrogées ont fourni 83 descripteurs uniques, allant de l’action et de l’activité par l’apprentissage expérientiel, aux contributions à la communauté, à l’ingéniosité et au partenariat. Bien que ce résultat soit essentiellement positif, le nombre de descripteurs différents donne à penser que les points de vue sur l’ASC sont très variés et pourraient être assez vagues.

Indépendamment de la durée d’expérience en ASC (qui variait de deux ans à deux décennies), une bonne connaissance de l’ASC favorise:

Nous avons aussi demandé aux personnes sondées de décrire les avantages de s’engager dans l’ASC et certains des obstacles à un tel engagement.

Avantages pour les organismes communautaires

Obstacles pour les organismes communautaires

Dans l’ensemble, les entretiens ont été une abondante source d’opinions, de réflexion et d’idées pour l’ACASC. La phase de recherche du processus de planification de la communication se poursuit et d’autres résultats seront communiqués dès qu’ils seront disponibles.

 

 

 

Recherche sur la communication dans les partenariats ASC

par Tania Smith, Ph.D.
l’Université de Calgary
smit@ucalgary.ca

Il y a un an et demi, j’entreprenais une étude à long terme afin de fournir aux coordonnateurs, aux leaders étudiants et aux enseignants du postsecondaire engagés dans l’apprentissage par le service communautaire des ressources en communication proprement canadiennes pour le développement de programmes et leur viabilité.

Entre l’enseignement et la participation à des comités, j’ai réussi à 1) découvrir certains besoins en matière de recherche sur la communication ASC au Canada, 2) à soumettre un article à une revue consacrée à l’apprentissage par le service communautaire et 3) à planifier une table ronde sur la communication ASC dans le cadre de la conférence de la Canadian Federation for the Humanities and Social Sciences qui aura lieu à Saskatoon en mai.

Après avoir discuté avec des collègues lors du Symposium de l’ACASC à l’automne 2005, j’ai rendu visite, avec mon assistant à la recherche, à trois responsables de programmes d’apprentissage par le service communautaire dans l’Ouest canadien pour faire leur connaissance et apprendre quels étaient, au chapitre de la communication, les sujets qui les intéressaient. J’ai découvert que nous sommes tous intrigués par les différences entre les contextes américain et canadien de l’ASC et que nous devons savoir comment clarifier la portée et les buts de l’apprentissage par le service communautaire pour nos propres communautés.

L’article soumis à la revue (présentement évalué par des pairs) jette les bases de ma future recherche en présentant la communication ASC comme la « rhétorique du renforcement des communautés ». Même si la majorité d’entre nous n’avons pas souvent entendu le terme «rhétorique » ou, du moins, utilisé dans un sens très positif et qu’en général c’est sans le savoir que nous le mettons en pratique, le fait est que les communautés fortes vivent et respirent par la rhétorique! Pour ceux qui l’ignoreraient, la rhétorique est l’étude poussée, l’enseignement et la pratique de la communication aux fins de persuasion et d’information. C’est la discipline que j’enseigne; je montre comment de nombreux auteurs dans le domaine de l’ASC sont des « rhétoriciens » qui nous conseillent et nous mettent en garde concernant les stratégies de persuasion pour susciter la collaboration à l’apprentissage par le service communautaire et leurs limites. Réfléchir à notre rhétorique renforce notre action.

Cette année, je travaille avec un étudiant d’un programme honours et un doctorant qui mènent une recherche sur l’apprentissage par le service communautaire et ont accepté de participer à la table ronde sur la communication ASC durant la conférence. J’y ferai aussi un exposé avec Lorraine Woollard, du programme ASC de l’Université de l’Alberta, et avec mon ancien assistant de recherche ASC, qui poursuit maintenant des études de maîtrise et planifie sa propre recherche en communication basée dans la communauté. Le programme de la conférence sera publié sur le site Web http://cattw-acprts.mcgill.ca/en/current_conference.htm. Mon exposé sera l’amorce d’un futur article sur les ressources locales et sur des stratégies souples pour la rhétorique ASC du renforcement des communautés.

 

 

Évaluer les coûts et les avantages de l’apprentissage par le service communautaire pour la collectivité – Une perspective canadienne

par Heather Carson, Coordonnatrice Community Support
St FX Service Learning
hcarson@stfx.ca

Au seuil de notre deuxième décennie à offrir l’apprentissage par le service communautaire à l’Université St. Francis Xavier, à Antigonish (Nouvelle-Écosse), nous sommes en train de raffiner notre programme en développant un modèle qui évalue la valeur des partenariats ASC pour la communauté. Avec le soutien financier de La fondation de la famille J.W. McConnell, nous avons embauché une coordonnatrice Community Support pour effectuer une étude de la littérature, rencontrer les partenaires dans la communauté, consulter des représentants ASC aux États-Unis et au Canada, et développer des outils d’évaluation. Pour de plus amples renseignements sur le projet, voir http://www.communityservicelearning.ca/fr/programs_mcconnell.htm.

Plusieurs défis se sont posés pendant le développement des outils d’évaluation. D’abord, les études sur l’impact de l’apprentissage par le service communautaire sur les organismes communautaires et les collectivités sont relativement rares. Ensuite, le choix de méthodologies appropriées n’allait pas de soi. L’emploi de méthodologies rigoureuses, quantitatives ainsi que des tentatives de contrôler les variables peuvent entraver les efforts d’institutionnalisation de l’apprentissage par le service communautaire. Les méthodologies de recherche basées dans la communauté et participatives exigent du temps et peuvent nuire aux efforts en vue de réduire les coûts pour les partenaires dans la communauté. Enfin, la longue lettre d’invitation officielle à participer, imposée par le Conseil en matière d’éthique de recherche de l’Université, a découragé les étudiants et les partenaires de répondre au questionnaire.

Des données qualitatives et quantitatives ont été obtenues des partenaires, des étudiants et du corps professoral au moyen de questionnaires et d’entretiens. Malgré les défis déjà mentionnés, les partenaires dans la communauté ont répondu au questionnaire dans une proportion de 74 %. Selon une analyse préliminaire des résultats, à St. Francis Xavier, les avantages de l’apprentissage par le service communautaire dépassent largement les coûts. Les partenaires ont signalé que les avantages les plus significatifs étaient de meilleures relations avec l’université, une plus grande sensibilisation au travail de l’organisme, plus de temps personnalisé avec les clients et une nouvelle perspective, celle des jeunes. Le coût le plus significatif s’est révélé le temps consacré à l’orientation et au suivi des étudiants, surtout quand étudiants et organismes étaient mal jumelés. Plus de 63 % des sondés étaient d’avis que les clients bénéficiaient de la majorité des avantages et 76,5 % ont répondu que c’était le personnel qui assumait les coûts. L’information recueillie a fourni des données de référence. Pendant les cinq ans de la subvention, nous continuerons d’explorer et d’évaluer de nouveaux moyens d’accroître les avantages pour les communautés, tout en atténuant les coûts associés à l’apprentissage par le service communautaire.